A little wor(l)d

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One day...

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Citation

Agglutinés dans tes couloirs de chiffres, nous espérions que tes murs cèdent, que ton sol s'effondre, que ton ciel se déchire sous la pression de nos cris. Contre l'absurde, nous avions la rage.

Ariel Kenig
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 00:02

 Ouvre-moi les veines

Je n'attends plus que des plaies béantes pour parler

Libérer les mots qui m'enchainent

Commence par saigner mes mains pour essayer

 

Écoute mes soupirs

Je veux que quelqu'un sache à quel point je peux souffrir

Regarde moi mourir

Je veux qu'on est conscience de ce que je vivais de pire

 

J'ouvre mes bras

Pour qu'enfin je m'en aille loin de tout ça

Je m'allonge mais rien ne va

Je n'ai plus d'autres désirs que de laisser ma vie là

 

Plus de peines

Plus jamais la douleur en moi, s'il vous plait

Plus de haine

Je ne veux plus qu'on me déteste, qu'on me hait

 

Détruis-moi

Si tu as de l'amour pour moi réalise mon désir

Achève-moi

Je ne peux pas guérir, tu ne dois pas me laisser souffrir

 

Entends mon cri

A mon âge, les gens ont plein de projets d'avenir

Écoute ce que j'ai à dire

Moi je ne souhaite plus maintenant que mourir

 

Tu n'as plus rien à faire que de me soulager

Et puisque pour moi, pas de rémission, pas de rédemption

La solution unique sera toujours de me tuer

Pour réaliser mon souhait le plus profond.

Par Chrysalide - Publié dans : Chrysalide ciselée
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 11:18

A un être cher, 

La lune a souvent éclairé mes méfaits
Mais maintenant conçois son étonnement
Lorsqu'éclairant les nuits sombres de l'été
Elle voit une lumière d'un éclat aveuglant

Tu lui fais ombre mon chéri
Et dans sa jalousie elle pourrait bien
Vouloir t'arracher à ma vie

Je n'ai jamais vraiment pu aimé le noir
Même si je m'y baignais mon amour
Maintenant près de toi, je ne peux plus le voir
Parce que tu brilles toujours

Allongé sur mon lit, après nos étreintes,
Ta tendresse me recouvrant d'une étrange chaleur,
Je m'endors dans la douceur et sans crainte
Et je garde l'image de ta sublime paleur.

Et cette lune toujours, jalouse comme une amante
Se voilera la face pour punir notre insolence
Mais l'ombre sur la pièce ne jettera pas sa mante
Notre union encore une fois est lumière et confiance.

Ainsi montrant au monde l'image de l'amour
Nous n'aurons d'yeux que l'un pour l'autre
Et pour la beauté du monde, mon amour
Sous l'éclairement nouvelle de l'autre

Et je ferais mon apprentissage du bonheur
Pour que toujours le sourire illumine tes traits
De la déesse de souffrance que j'étais à une autre heure
Je deviendrais une femme servante de son aimé

Tes larmes, je les prendrais dans mon coeur
Pour que jamais tes yeux ne soient mouillés
Je figerais tes sourires, image du bonheur
Pour toujours avoir l'image de ce pourquoi je me battrais

A aucun moment, tu ne seras seul,
Et jamais ton coeur ne tremblera, tu n'auras froid
Je mettrais toute ma force, si peu qu'elle soit
A te tenir serré contre moi loin du mal

Par Chrysalide - Publié dans : Chrysalide ciselée
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 20:55
Rien à dire sans aucun doute ce qui nous qualifie c'est que nous sommes une génération de l'urgence. D'abord, nous, c'est qui ? Nous sommes cette génération née dans la guerre et dans la crise économique, nous sommes ceux qui avons choisi nos métiers, nos études, nos formations en fonction de la demande économique pour être sur de manger demain. Nous sommes ceux qui avons vu très jeune ce que produisait la crise du logement et qui avons connu les effets de nombre de fléaux avant d'en avoir l'explication. Nous avons connu le début de certains conflits majeurs et nous n'avons pas encore vu la fin de la plupart d'entre eux. Nous sommes cette génération qui est le futur des nations et de l'humanité, une jeunesse qui devrait être aux plus belles années de sa vie, en paix et en harmonie.

Sauf que nous, nous avons grandi dans l'électrochoc permanent. Réchauffement climatique, génocide, dictature sanglante, l'époque où nous avons fait nos premiers pas a été peuplé de ces "phénomènes". Comme des nuits sont emplies d'étoiles filantes, nos vies jusqu'alors ont été remplies de souvenirs obscures. Nous avons grandi dans le souci de l'urgence humanitaire qui n'est pas souvent entendue, nous avons regardé à la télé les concerts des "Enfoirés" et vu les images du tsunami déferlant sur les côtes asiatiques. Nous sommes rentrés un jour du collège ou du lycée pour assister en direct à la télé à l'effondrement des tours du World Trade Center et à l'horreur des scènes dans un macabre reality show. Notre urgence, c'est aussi la mort de la planète, ce sont les souffrances que nous mettont en elle et qu'elle nous rend. Ce sont aussi les maladies, les pandémies qui augmentent et ravagent le monde. Nous sommes la première génération qui vivra plus mal que ses parents et la première dont l'espérence de vie sera moins élevée.

Mais l'urgence est aussi dans nos vies. Nous sommes overbookés en permanence, comme pris dans une espèce d'agitation perpétuelle du monde. Nous ne dormons plus, nous tombons de fatigue quelques heures (tout le monde ne peux pas suivre l'exemple de la bourse sur laquelle "le soleil ne se couche jamais") Nos journées de cours ou de travail s'étendent et on se prend à rêver d'un hypothétique moment de repos (week-end, vacances, retraite...). Nos cerveaux se sont développés pour atteindre une capacité à la multitache assez conséquente. Dans le même temps, nos yeux, notre dos, nos muscles en ont souffert. On mange mal mais on mange vite et certains se disent que le bien qu'on peut trouver dans ces effets est que pour le moins nos émotions devraient en être anesthésiées.

Nous ne souffrons plus donc normalement, pas le temps pour ça puisqu'il n'y a le temps pour aucun sentiment construit (aimer par exemple). Sauf que je crois que nos esprits se rebellent à ce rythme dingue. Et quand on y pense, quand on analyse ou qu'on prend le temps de s'approcher des gens, ça fait très mal. On déteste cette vision de nous et on ne supporte plus notre âge, cet âge maudit qu'on nous envoie comme un reproche en permanence ou qui prend une conotation de pitié dans la bouche de nos parents ("quel monde laissons-nous à ces jeunes ?")

Quelles solutions semble-il alors rester ? Nous ne croyons plus en grand chose, la démocratie nous a déçu et nous sommes désillusionnés quant à nos capacités à changer les choses. Certains ont même déja fait le choix d'entre dans les rangs, devenir leurs parents, fermer les yeux à la souffrance des autres pour oublier la sienne. D'autres agisssent dans une notion d'autodestruction, drogues, alcool, sexe, toutes les conduites à risques sont bonnes à essayer. Qui parmi nous n'aura pas essayé un moment une pratique à risque, ne serait-ce qu'un sport extrême (ski hors piste, manèges à sensation...) ? Certains poussent simplement les expérimentations plus loin. Quoi de plus efficace pour l'oubli que de boire en compagnie de ses amis dans la bonne humeur ? Veillez juste à ce que le bad trip de vous gagne pas.

Entre ces deux comportements, certains comme moi ont choisi d'en parler, d'analyser et de vivre tout de même. Les autres pensent que nous vivons dans le monde des Bisounours en croyant qu'on peut changer les choses. La vérité est que nous ne le croyons pas vraiment mais que nous ne pouvons rien faire d'autres. Si nous sommes dans le monde des Bisounours, il faudra songer à le faire interdire au moins de 12 ans alors pour que le traumatisme ne s'étende pas au plus jeune. On espère juste que nos actions feront en sorte que le monde ne se dégrade pas plus et nos paroles entre nous et vers les autres nous permettent de rester encore lontemps intègre à nos valeurs. Si nous arrêtons la dénonciation, nous coulerons et sombreront ou pire nous y participerons. Et le seul moyen que nous avons trouvé pour nous sentir moins mal (ça vaut plus ou moins les autres méthodes) c'est d'essayer, après avoir pris conscience du mal et fait prendre conscience que pour les autres générations, ils n'en soient pas de même. Espèrons seulement que nos grands frères et grandes soeurs n'aies pas eu la même ambition.
Par Chrysalide - Publié dans : Chrysalide brisée
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 16:19

Voila à quoi ressemble ma dernière séance de photo avec une fille géniale, une petite brune non seulement très pétillante mais en plus complètement ravie et se prêtant totalement au jeu. Bref, je remercie ma petite Alice pour ces photos où elle est tout simplement magnifique (et ça c'est pas grâce aux photos Alice est de toute façon belle).
Photographiquement parlant je vous laisse décider de ce que vous en pensez. J'en mets quelques-unes ici et j'ouvre un nouvel album pour le reste.

PS: Mon annonce est toujours valable, et je cherche plus que jamais des modèles volontaires pour s'"amuser" une après midi à être autre.

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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 11:45

Mes amis, mes frères,

Ne pleurez pas mes frères, le deuil n'a pas lieu d'être
Tant que dans vos coeurs la liberté bat encore
Tant que dans vos esprits le renoncement ne guette pas
Vos rêves seront toujours accessibles à vos fidèles bras

Ils n'ont tué ces êtres impurs qu'un être de chair et de sang
Mais l'idée et le combat perdure malgré tout à chaque instant
Non dans le noir mais éclairés par un puissant flambeau
Amis marchez la tête haute, la justice vous porte

Non dans le sang mes amis votre victoire se fera
Le seul rouge que l'on puisse choisir sera celui de l'encre
Prenez vos plumes et écrivez votre foi
Exercez vos mains tout près de l'urne

Refusez la violence car rappelez vous qu'elle vous apporte la peine
Rejetez la haine et vous serez plus haut que vos oppresseurs
Fuyez les transports violents, n'ayez peur de la vie
Je vous assure que prochainement elle ne sera plsus dur

Et les images lumineuses qui vous hantent seront vraies
Vous aurez du pain à table et la joie dans vos coeurs
Les souvenirs de la lutte seront quasiment effacés
Remplacés par ceux des pas d'un enfant né dans la paix

La liberté, la démocratie, mes amis, ne souffre pas d'une mort
Et vos coeurs guidées par elle ne doivent faiblir
Si l'un d'entre vous sent ses forces diminuer
Soutenez-le, aimez-le, mes frères, et il renaitra

Et soyez magnanime, acceptez l'autre et ses défauts
Même s'il vous rejete essayez de le comprendre
Ecoutez toujours sa voix comme la votre souvent ne l'a pas été
Et integrez-le parmi vos rangs si vous le pouvez

Ne forcez, ne contraignez aucun être vivant
Car la servitude amène la révolte, vous en êtes les preuves
Rappelez-vous que ceux qui ne croient pas et ce qui n'osent pas
Sont vos frères aussi et qu'il s'agit de les aimer aussi

Et lorsque vous perdrez pied écoutez et voyez dans le noir
Une lumière sera près de vous et mes lèvres vous diront

" A celui qui a peur, ne chancelle pas, le mal ne touche pas les vertueux
A celui qui doute, ne cède pas qui sait si tu ne touches pas au rêve
A celui qui saigne, ce n'est rien, tu seras récompensé d'être pieux
Et à celui qui meurt souris moi, nous sommes réunis dans les verts jardins d'Eve"

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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /Déc /2007 11:19

Courage

 

Il parait que tu t'ennuyais, chéri
Ta vie manquait-elle de vice
Pour venir ici me rechercher, mon ami
Tu ne sais pas ce que tu risques

Et pourtant il semblerait que tu saches mes actions
Peut-être même que tu me comprennes pas mal
Mais de crainte, de peur il n'est pas question
A peine du désir oses-tu avouer, forcé et pâle

Ta demi-teinte, petit insolent, m'offense, tu le sais
Mais satisfait de ton effet, tu poursuis encore
Je saurais avoir raison de toi et te blesser
Pour que tu ne te sentes pas comme ça fort

Ma plume qui gratte le papier déja légèrement t'esquinte
Mais dans le fond que peux-tu bien vouloir ?
Hors de ma raison, je rêve que je t'éreinte
C'est ta suffisance qu'ainsi je souhaite faire choir.

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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 17:49
Epitaphe d’une reine
 
Sais-tu, passant, qu’il y a des femmes qui savent éclairer une vie
Comme la lune éclaire les nuits que nous passons avec nos maîtresses
Sais-tu que ces femmes peuvent transpercer nos vies
Et y laisser une trace indélébile qui nous oppresse
 
Elles ont le cœur blanc, l’âme pure des apôtres
Et une ombre lourde pendue à leur pas délicat
Elles ont toujours les mains tendues vers les autres
Et dans ces mains souvent on y voit des rigoles de sang, des éclats
 
Ces oiseaux fragiles sont d’une espèce rare et à protéger
Et s’il t’ait donné la chance un jour d’en croiser un
Referme délicatement tes mains dessus sans serrer
Elle restera si tu panses ses plaies avec l’amour, ce baume si fin
 
Elle t’apprendra à ouvrir ton âme et à aimer sincèrement
Et si tu croyais avoir enfermé dans ton cœur l’oiseau
Dans une cage d’or, pour veiller sur cet être charmant
Tu apprendras que c’est elle qui veille sur toi, pauvre corbeau
 
Elle panses chacune de tes plaies et referme les douleurs passées
Elle guérit les maux du corps et mieux encore ceux de l’esprit
Elle prend dans tes pensées les allures d’un ange avec des ailes dorées
Et son visage divin devient un guide dans ta vie
 
Maîtresse, femme, sœur, mère, déesse, reine
Elle devient un idéal, une icône de douceur et de constance
Mais un jour la fortune jalouse de celle qui effaçait ma peine
Trancha le filament de la lumière de mon existence
 
Et plongé brutalement dans la nuit, saisi et transi par la douleur
Ma plume pour seul appui, pour inspiration le désespoir infini
Je t’écris, passant, pour que tu arrêtes tes pas devant cette stèle bénie
Ici gît ma bien aimée, la maîtresse de mon bonheur, la reine de mon coeur
Par Chrysalide - Publié dans : Chrysalide ciselée
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 13:50

Symptômes d'une crise de foi

Mon chéri, il y a quelque chose qui ne va pas ?

Pourquoi ton regard oblique si bas

Et tes petits yeux se closent, se voilent ?

 

Mon cœur, je me demande ce qu’il y a ?

Quelque chose chez moi te gène ou quoi 

Quand je suis assise sur toi ?

 

Pourquoi, pourquoi tu pâlis comme ça ?

Ta respiration s’accélère mais quoi,

Tu te sens mal tant que ça ?

 

C’est peut-être grave, tu ne crois pas ?

Tu devrais t’étendre et ne pas souffler comme ça

Ca m’inquiète vraiment, mon chat

 

Il a suffi à peine que je m’assoie

Délicatement sur tes jambes serrées contre toi

Pour que tu es comme l’air transi par le froid

 

Et pourtant sur ton visage une rougeur je vois

Petit ange, tu sens comme une fièvre en toi

Mais si vraiment tu me fais peur voilà

 

Ne me dis pas qu’il ne se passe rien, car là

Je sens quelque chose qui n’est pas froid

Mais qui est dur, collé contre moi

 

Laisse moi vérifier que ce n’est pas

Un nouveau problème, mon chat

Mais enfin ne te débat pas comme ça

 

Tiens voilà ça va mieux là ?

Oh mais non tes mains tremblent, est-ce de l’effroi ?

Mais pourquoi me dis-tu que c’est une crise de foi ?

 

Il faudra que je pense à demander à ta Anna

Si il t’arrive ce genre de crise parfois

Quand elle est tout près de toi…

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 18:34

Décombres

En moi plus rien

Je crois que c’est fini

Je ne sens plus très bien

Le souffle de ma vie

 

Je regarde en moi et je vois

Le vide rempli de quelques gravats

Je n’ai même plus une once d’effroi

Devant ce spectacle étonnant

 

Il n’y a plus que des cendres

Sur lesquels il a neigé, il fait froid

Neige grise maculée de sang

Qui n’est pas entièrement à moi

 

Des larmes gelées au bord des cicatrices

Des traces glacées de mes derniers espoirs

Le cœur brûlé par quelques vices

Et les peurs figés dans une glace noire

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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 18:11

My only love

C’est l’histoire d’un amour à vous raconter
Un amour sans condition et toujours entier

Qui se blesse pour rien car il veut être parfait

 

C’est l’histoire de ceux qui vivent et ont aimé

En regardant dans un miroir leur reflet

Mon défaut, ma chère, c’est de te ressembler

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Je souffre, je me plains de cette image assez

Je gémis, je meurs rien qu’à cette idée

Je te ressemble mais je ne peux plus vivre pour toi ok ?

 

Tu penses que dans ta vie tu as tout raté

Que seule moi je suis réussie et que le fait

Que je t’aime est ton unique consolation et ton unique souhait

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Mais en effet je t’aime et c’est à jamais

Mais pourquoi ne pas admettre, ne pas tolérer

Que je puisse d’autres aimer sans t’oublier

 

Enfin l’amour que je leur donne à ces étrangers

Ne t’enlève rien ma chérie, je peux te l’assurer

Accepte que mon cœur soit un peu partagé

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Ne m’en veux pas de vouloir m’en aller

Ici j’étouffe sous ton poids, ma douleur est

Trop lourde pour te permettre sur moi de t’appuyer

 

Tu te sens fragile, au bord de la mort, c’est vrai

Toujours tu y penses, jamais tu ne le fais

Je ne peux pas te materner éternellement mon aimée

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Je saigne, je meurs, tu comprends mes mots murmurés ?

Je n’ose te le dire mais je vais crever

Fais un effort, laisse moi vivre, laisse moi te quitter

 

Il n’y a plus de solution, plus de palliatifs, plus d’idées

Si je ne m’en vais, c’est sûr que je vais me briser

Je suis déjà en miettes, c’est de ta faute admet

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Je ne peux plus me fondre dans ton modèle parfait

Je veux être moi, m’appartenir pour me donner

Je veux être vivante, c’est mon seul souhait

 

Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

 

Mais oui, je t’aime, mais je dois me séparer

De toi c’est la nature qui nous l’a demandé

Je dois m’envoler pour vivre, pour, à mon tour, (pro)créer

 

Maman, Je t’aime mais laisse moi souffler

Je te le crie mais le hurlement reste muet

Par Chrysalide - Publié dans : Chrysalide ciselée
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